Le très beau temps encore et toujours était bien là au petit matin, enfin à 8h30 quoi. Du coup, 17 VTTistes se pressaient au RDV. Comme tout le monde était plutôt à l’heure, qu’au programme des cuissots costauds un périple était prévu, nous n’avons pas fait long feu :

  • d’un côté, le groupe des Mollets Affûtés : Cécile, Mumu, Christine, Charlotte, Philippe D.O., Lætitia, Patrick et un p’tit nouveau amené par les parents de Phoebe : Laurent.
  • de l’autre les Cuissots Costauds : Quentin, Sébastien, Stéphane, Dany, Martine, Béatrice, Jean-Michel, Fifi, Vincent et Jean-Baptiste.

Le groupe des cuissots est parti dans l’intention d’atteindre les carrières de Madagascar sur les hauteurs de Saint-Chéron. Il y a bien longtemps qu’on voulait y aller mais la boucle totale depuis Saint-Arnoult est au minimum de 40km, autant être prêts, c’est le cas! Heureusement, le terrain étant très sec, le roulage en est d’autant facilité les distances peuvent aisément être allongées et le parcours peux facilement éviter des difficultés si nécessaire. Et nous voilà au départ par le single de la départementale pour rejoindre aussi droit que possible Dourdan par le lycée et en ressortir par la route de l’Ouye pour contourner la ville et rattraper le GR1.

Au fait vous remarquerez qu’un traître n’a pas mis le maillot club, alors nous lançons un grand concours (doté d’un prix non moins extraordinaire : les respects sincères du président), «Où est Charlie ?» :

à Normont

C’est la montée sur le plateau en arrivant sur Marchais qui était la première difficulté : un bon petit raidillon qui pique. Une fois là-haut, nous avons serpenté à travers les champs à l’orée de la forêt pour redescendre à Sermaise. L’église y était en refection. Il y avait trop d’échafaudages pour y faire une belle photo, mais la nouvelle toiture vaut le détour! Et hop, direction la seconde côte qui rappelle que nous avons des jambes. Mais pour l’atteindre il fallait déjà en grimper une autre ;-). Après un bon effort qui nous a fait bien suer, nous étions à nouveau sur le plateau afin de traverser Le Mesnil et la petite Beauce à travers champs. Enfin le bois des Roches était à notre portée après plus de 20 kilomètres, il suffisait de traverser le plateau pour le rejoindre et longer la carrière.

Il n’y a rien de surprenant ni étonnant au départ, on longe une sorte de ravin dont l’une des faces est une facade de grès. Au fond, il semble n’y avoir que des ronces et une végétation sans grande beauté. C’est au bout d’une bonne centaine de mètres que les choses s’éclaircissent un peu et que des petits chemins permettent de descendre au fond. Un petit single serpente dans une végétation un peu dense et nous fait ressortir à nouveau un peu plus loin :

dans les bruyères…

Une odeur de pin nous saisit immédiatement alors que le sol se couvre d’un sable blanc et fin (sable dit de Fontainebleau) et que des bruyères allègent encore la végétation. On se trouve alors à la fois hors du temps et du lieu; il n’y a quasiment pas de bruit au fond du ravin hormis les oiseaux qui s’en donnent à qui mieux-mieux. Le soleil donnant au fond, c’est magique : comme un petit air de vacances loin quelque part… Nous faisons alors une petit halte à la fois pour nous restaurer et établir le plan de retour (Titine ayant une contrainte horaire).

sur une table de grès en bas de la petite falaise

Il nous restait encore à découvrir de très jolis passages sur le bon kilomètre que doit mesurer l’ancienne carrière. Nous sommes alors retournés à travers champ jusqu’à la petite Beauce. Là, Martine qui n’avait plus de frein arrière (qui ne soupçonnerait pas Yoyo ?), Béatrice et Dany ont décidé de reprendre par la route où le frein manquant semblait plus gérable. La troupe s’est alors coupée en deux : femmes et hommes. Les gaillards sont allés jusqu’à Héliomonde (fermé) pour descendre le chemin et rejoindre la gare de Saint-Chéron où ils ont croisé ces dames qui étaient descendues plus loin. Trois cent mètres ensemble et nous ne nous sommes plus vus. Nous sommes montés par les petits chemins des écoliers du cœur de ville et nous retrouver tout en haut sur le GR du Hurepoix. Là, Sébastien nous a fait le coup de la panne, déjà que Monsieur nous avait gratifié au petit matin d’une facétie dont il a seul le secret : il avait rapporté un pied de parasol resté chez lui qui avait été amené par un membre du club préférant taire son nom. Une crevaison et voilà le groupe à discuter des mérites des mini-pompes; c’est Jean-Michel qui a sorti la sienne en inox et équipée d’un manomètre, là tout le monde s’est tu; le boss de la pompe avait parlé!

«Ouvrier et contre-maître», peinture sur toile, 180×23, 1787, Jacques Ripolin.

L’heure avançant tout même, une fois la ferme des Sueurs atteinte, nous sommes descendus sur le Val-Saint-Germain pour rentrer par les contre-allées jusqu’à la Bâte, le golf de Rochefort où Vincent nous a quittés avant que nous ne rentrions par le stade municipal.

Une bonne très belle sortie…avec 48km/520D+.

Le groupe des Mollets Affûtés est parti en sortant de Saint-Arnoult par le GR par la Butte Ravanne, rejoindre le poteau de la Poterie et grimper la Ducale jusqu’au carrefour Sainte-Scariberge (vous savez la nana de Saint-Arnoult…). Déjà deux bonnes montées au programme! Il est ensuite redescendu sur la Claye pour prendre le single dans les bois le long de la grande propriété privée.

Mais il a fallu ensuite grimper la montée ensablée, et là! Le drame :

Bon avouons qu’en cette saison, le sable est si meuble que cette montée est un enfer. Ensuite le programme était Chambernoux et les champs pour rejoindre la ferme des Carneaux sur Bullion, rejoindre le centre-ville en contournant par les bois le moulin de Béchereau (tiens! il existe donc deux moulins de Béchereau dans le coin! Je n’avais jamais remarqué, mais où est l’autre ? Les gagnants recevront mes respects). Un petit bout de route vers Bonnelles et hop une nouvelle plongée dans les bois pour retraverser vers la Bâte et faire le tour du Golf par l’ancienne départementale… Truc étrange que je ne m’explique pas, le chemin les a conduits jusqu’au Reculet aux Meurgers, bizarre ça. Il ne viendrait à l’idée de personne de passer par-là. Que peut-il bien y avoir ? Et les voilà à faire une étape dégustation qui semblerait les avoir mis en joie :

cherchez l’intrus

Durant ce périple, un selfie a été pris en un lieu non reconnaissable par votre serviteur (pourtant un joli carrefour ensablé et à quatre branches).

Bonne sortie aussi puisque 31km/350D+; les mollets s’affutent bien!