Rien de vaut une bonne hydratation la veille de la course

Les 5 inscrits au Roc d’Ardenne étaient sur place (Houffalize) dès Samedi en fin d’après-midi. L’équipée de reconnaissance, Martine, Lionel et Patrick étaient déjà à goûter un breuvage local, une «Kwak», quand Dany et Jean-Baptiste les ont rejoints, le week-end s’annonçait vraiment bien! D’autant que le soleil magnifique et le ciel entièrement bleu étaient de la partie et que la traversée des Ardennes françaises et belges nous avaient laissé entrevoir que les paysages seraient enchanteurs. Après s’être désaltérés convenablement les compères ont déambulé en ville afin de prendre la température des lieux et puis ont assisté au parcours en ville en relais. Bon, là, ils ont vite compris qu’il leur manquait quelque chose en technique, il faut avouer que les descentes d’escaliers, sauts de rondins et chicanes diverses ne semblaient pas être de véritables obstacles à tous les coureurs! La journée s’est donc terminée par un repas gastronomique arrosé à la «Chouffe» afin de nous attirer les faveurs des Dieux du cyclisme. Nous avons rejoint notre lieu de repos à environ 30km de là dans un autre village assez joli (Vielsalm), et situé en bordure d’un lac. Une bonne nuit repos relatif et un lever à l’aube pour les deux frapadingues, Patrick et Lionel, qui se sont lancés sur le 80km avec 2300m+ annoncés; du côté des trois autres : grasse matinée puisque le départ du 37km/800m+ n’était qu’à 12h30; le narrateur faisant partie de cette dernière équipée, il ne peut relater les aventures des sportifs de haut-niveau… Matinée tranquille à essayer pour Dany et Jean-Baptiste de se remettre d’aplomb (fièvre et mal de gorge pour JB, migraine sévère pour Dany — vieillir c’est pas beau), pour Martine de faire des tours du bled,  puis départ pour arriver vers 11h45 sur place afin de faire un tour du village des sponsors, etc.

Le départ a donc eu lieu à 12h30 (on a faillit le manquer et sommes arrivés en retard) et ce fut la surprise puisque ça démarrait par une côte infernale en ville, environ 150m+ sur une distance ridicule, tout petit braquet pour monter avec les villageois qui nous encourageaient; il faut dire que même les voitures du coin sont obligées de jouer de l’embrayage! Pour ma part, je me suis retrouvé derrière un camion à plateau qui transportait des feignasses de jeunes du club du coin et qui se foutaient de moi à me voir souffrir, j’ai fini par le doubler en pleine côte ce camion! Bon, nous avons sauvé l’honneur en montant impeccablement. Cette portion était visiblement prévue pour écrémer le peloton dès le départ, réussite totale! Ensuite le parcours nous a fait traversé des champs, des portions de forêt, etc. Comme Dame Nature n’a pas pensé à aplanir quoi que ce soit dans le coin, nous n’avons fait que monter et descendre, en traversant des fermes, des champs où des vaches, en fait tout à fait paisibles, nous regardaient de leurs yeux torves.

Non ce n’est pas plat!

L’organisation était parfaite, il faut dire que l’UCI est la fédération des pros… Isostar en boisson et barres énergétiques à volonté aux ravitos, toilettes, équipe médicale, fléchage impeccable, arrêt de la circulation à chaque route, etc. Heureusement le sol était parfaitement sec car les racines affleurantes des sapins étaient nombreuses et le terrain particulièrement difficile en de nombreux endroits. Bon, au kilomètre 22 le vélo de votre serviteur a lâché au beau milieu d’une côté infernale, transmission foutue (chaîne cassée, dérailleur arrière explosé) qui l’a obligé à finir à pied. Dany et Martine ont insisté pour m’accompagner et ce malgré mes plus vives protestations puis que la partie difficile était déjà faite; nous avons donc pris la route pour rentrer, moi marchant en montée et à cheval sur ma monture en descente. Il nous a fallu plus d’une heure pour rejoindre Houffalize en traversant de chouettes hameaux bien tranquilles. Une bonne dizaine de kilomètres au compteur tout de même. Toutefois nous avons pris quelques raccourcis bien sympathiques, puisque le coin est truffé de parcours VTT adaptés pour tous. Nous avons donc terminé avec 33km au compteur pour un peu plus de 600m+, les cuisses étaient chaudes! Seule Martine a tenu à franchir la ligne d’arrivée pour obtenir un chrono, car la course était chronométrée via une puce installée sur la plaque.

Nos stars! Qui est Roc ? Qui est Ride ?

Nous voilà donc à attendre les deux dingos. C’est Lionel qui est arrivé en premier et qui avait tout de même une mine montrant une bonne fatigue; il a roulé environ 6h30 en sautant un ravito sur les 5. Très grand bravo car il n’a fait qu’un peu moins du double des pros partis avant eux, hommes: 3h20 et femmes: 3h40, de mémoire). Comme il est parti à son propre rythme (pas le choix sur un tel parcours), il n’avait plus vu Patrick depuis le départ. Nous avons donc attendu à une terrasse au soleil avec des gaufres Liégoises et encore des breuvages locaux. Patrick est arrivé après 8 heures d’efforts! L’effet du dopage anti-fébrilité de Jean-Baptiste ayant cessé depuis quelques temps, ils sont tous les deux remontés à la voiture sans attendre Patrick qui est en fait arrivé pendant ce temps. Même s’il était mitigé sur sa prestation, franchement bravo car un tel parcours est tout de même infernal. Des crampes l’ayant saisi aux 20km, il a dû gérer le problème. Il a terminé en roulant avec un couple de VTTétistes qui s’étaient lancés le même défi; c’est tout de même mieux de rouler avec du monde, ça évite de trop gamberger… Il faut noter qu’il était loin d’être le dernier! La journée s’est terminée au lieu de repos par un bon apéro (il y a toujours quelqu’un pour amener de quoi dans ce club!) puis une plâtrée de pâtes. Dany et Jean-Baptiste sont immédiatement repartis pour rentrer vers 2h30 du matin, les trois autres le lendemain, il sont encore en route au moment de cette rédaction… Nous aurions été plus de fous que l’on en aurait ri encore bien plus.