La fin de la saison pleine approchant la sortie dominicale fut réduite. D’un côté Stéphane et Quentin, de l’autre Jean-Baptiste et Patrick.

Stéphane et Quentin

vers le chateau d’eau

les bois de Rochefort ?

Je n’ai pas tout compris de leurs péripéties. Je devine qu’ils se sont manqués au départ et ont donc tourné chacun de leur côté pour terminer par une boisson gazeuse à base de Houblon (ou un truc du genre). Il semblerait que Quentin ait tourné du côté des bois de Rochefort avec un (paraît-il) nouveau vélo; nous aurons donc la surprise de voir sa machine infernale la prochaine fois. Quant à Stéphane, il a tourné sur les bois de Dourdan.

 

 

 

 

Patrick et Jean-Baptiste

Les deux lascars s’étaient promis une sortie infernale en fin de saison…

«Cinq heures du mat’, j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son…». Départ à l’aube vers le Perche pour la ville de Randonnai où avait lieu la Randonnée des Étangs du Perche organisée par l’USR Vélo Passion Pédestre. qui promettait quelques douleurs aux cuisses puisque le plus grand parcours était supérieur à 70km. Sur la route, la platitude du relief faisait craindre que ce ne soit un peu trop roulant. Mais à l’arrivée dans le Perche (très joli par ailleurs) le paysage change et des collines apparaissent. Seul le temps n’avait pas vraiment voulu se lever; les températures étaient fraîches et une fine bruine tombait au départ à 7h30. Inscription sur le 70km, petit café et hop c’est parti vers 7h45-8h00 environ). Il fallait d’abord rejoindre le ravito depuis le point de départ sur une distance d’environ 15km. Très agréable démarrage; traversée de quelques points touristiques, chateau local, étangs, champs, puis forêt. Très jolie la forêt et très diverses; avec de grands chemins bien droits mais plein de petits singles magnifiques. Une fois arrivés au ravito qui constituait la partie centrale des circuits qui tournaient tous autour, la décision fût rapidement prise de ne pas s’y arrêter à la surprise des organisateurs qui insistèrent en criant! On a donc enchaîné sur la B1 (boucle n°1) d’environ 15km. Là, quasiment que de la forêt, peu de grands chemins et pleins de singles incroyables. Du pilotage à qui mieux mieux entre les sapins, des bosses en tout genre, de fougères géantes à tracer au coupe-coupe… L’un des passages était marqué dangereux : effectivement il fallait être précautionneux car il s’agissait d’un minuscule chemin bordé d’arbres mais qui passait un dévers de pente très importante. C’était surtout plus impressionnant que difficile et en tous cas un petit challenge! Ensuite, enchaînements de singles bosselés, traversées de clairières, bois touffus, encore et encore. Superbe, surtout que le temps s’était levé et qu’un peu de soleil transperçait les bois. Magnifique donc. Après 10km environ, retour au ravito central où cette fois nous nous sommes arrêtés. Du monde commençait à affluer, puisque les petits parcours avaient pris le départ. Nous n’avons donc pas tardé après avoir repris quelques forces. Et hop, repartis sur le B2 pour encore environ 15km. Il y avait quelques parties communes avec le B1 et le parcours tournait dans la même zone. Toutefois comme depuis le départ nous étions très seuls (à notre grand plaisir) car visiblement il y avait surtout des randonneurs de petit parcours sur les circuits. Donc re-plaisir avec des trucs plus ou moins difficiles du même genre. Il y avait quelques petits portés d’ailleurs (ça fait toujours mal aux pattes ces trucs). Et re-ravito, toujours le même!, où les organisateurs ont fini par nous repérer et sympathiser en constatatant que des courageux étaient venus de si loin pour faire si long. Buvation, mangeage, discutitude et hop repartis sur le B3 sans trop tarder (nous avons vraiment limité nos arrêts à l’essentiel). Celui-ci était de configuration différente puisqu’après avoir traversé encore et encore de la forêt dans des singles variés, une partie consistait à rejoindre les hauteurs d’un plateau où l’on pouvait admirer le paysage et redescendre vers une rivière en longeant des maisons (monter, descendre, monter, descendre, etc). La variété nous a fait très plaisir avec de bonnes descentes bien rapides, etc. Bon les cuisses piquaient déjà pas mal, et les efforts consentis depuis le départ, puisqu’on avançait à une allure bien soutenue, se faisaient ressentir. Les montées devenaient parfois pénibles même si nous avons assuré (y’en avait toujours un pour dire à l’autre qu’il fallait lever un peu le pied tandis que l’autre relançait sans rien dire). Après 15km environ, retour au ravito qui nous semblait déserté mais qui en fait était réduit à sa plus simple expression afin d’attendre les derniers sur les parcours (en gros Patrick et moi plus quelques valeureux qui tentaient leur chance sur d’autres boucles – une dizaine quoi). Boissonitude, victuaillité et blagounettes pour reprendre le chemin du retour de 15km encore. Heureusement il y avait plus à descendre qu’à monter car mon état général ne me permettait que de maintenir le train sans pouvoir porter d’effort supplémentaire. Mais on a fini comme des chefs, accueillis par le speaker qui déclencha une ovation du public en l’honneur des visiteurs «Marathoniens» de Saint-Arnoult. Peut-être avons-nous été les seuls (ou presque) à faire ce 70km ? En tous cas nous étions aux anges! Environ 5 heures de pédalage (6 heures avec les pauses) pour arriver à 13h30. Un bon sandwich et une petite bière au milieu de cette petite fête de village… Super!

Compte-tenu à la fois de la configuration des parcours, des parcours, du site, du club accueillant, l’an prochain celle-ci sera au programme!

Randonnai