Suite à notre formation du printemps dernier de laquelle nous avions retenu des tas de petits trucs bien pratiques, nous avions initialement prévu une seconde session il y a quinze jours. La météo étant défavorable nous avions donc déplacé celle-ci ce Dimanche en nous promettant d’assurer notre présence même en cas de Typhon…

Comme la dernière fois nous avions prévu deux sessions : une le matin et une l’après-midi. Rendez-vous fût prit à la Fontaine-Sainte-Anne vers 8h30 le matin avec Pierre de Vel’Coach et Jean-Baptiste afin d’aller trouver un petit coin tranquille pour le matin pour faire des exercices d’équilibre. Nous sommes donc montés sur le Grand Veneur entre le carrefour Sainte-Anne et le carrefour des Jumelles. À 9h00 nous avons réceptionné les volontaires du matin : Béatrice, Jean-Michel, Cécile, Muriel, Patrice, Patrick (et oui le président était là!), Félix et votre serviteur, plus Pierre bien sûr!

Après quelques rappels de base :

nous voilà à faire des «huit» autour de différents plots et sur différents terrains. Oh bien sûr, c’est le type d’exercice que l’on croit simple mais qui se révèle plein de pièges et de difficultés. Comme beaucoup de choses en vélo, nous les faisons instinctivement et parfois mal… Les séries de «huit» consistait donc à commencer par assis les deux mains au guidon (ça passe encore pour tout le monde), debout les deux mains au guidon (c’est déjà moins tranquille), assis avec une main lâchée puis assis avec l’autre main lâchée (évidemment à une main les réalisations sont moins jolies et les huit sont plus chaotiques et puis le changement de main encore plus délicat puisque nous sommes généralement latéralisés). Et pour finir (malin le Pierre), debout avec une main lâchée… Là, il ne faut déjà plus avoir le sens du ridicule car même tout droit ce n’est pas facile. Il n’y a guère que Félix qui restait digne…

Ensuite Pierre nous a concocté un petit circuit dans les feuilles mortes et les sous-bois pas piqué des vers. Des virages serrés, des trous, des franchissements, des arbres, etc. Plein de petits pièges alignés les uns derrière les autres. Sympa. Il y avait des passages plus ou moins simples pour chaque niveau et ressenti. Nous nous somme tous pliés à l’exercice et chacun a bien fini par y arriver, malgré les difficultés. Mais nous avons bien travaillé la question! Cécile a réussi à s’affranchir de ses peurs et a terminé le parcours. Super!

Pour finir, c’est une séance d’équilibre statique pas très concluante mais la fatigue se faisait déjà ressentir. Cécile a bien réussi, alors que pour les autres c’était déjà plus aléatoire.

Béatrice est Jean-Michel nous ont alors quittés et nous sommes redescendus sur la Fontaine pour aller déjeuner. Alors que ceux de l’après-midi sont venus nous retrouver. Au menu bière, chips, bouillon de poule, saucisson, salades, etc :

Sur le coup de 13h, Philippe et Stéphane nous rejoignirent de sorte que nous avons pu goûter le délicieux café lyophilisé périmé que Sébastien nous avait préparé avec amour. Bon, le goût n’était pas fameux fameux… Et nous voilà partis pour la séquence de l’après-midi, toujours sous un ciel blanc et des températures un peu fraîches. Philippe D.O, Fifi, Stéphane, Lionel, Dany, Sébastien, Jean-Baptiste et bien entendu Pierre, voilà les braves pour la fin de journée!

Un peu de pédalage pour rejoindre la butte de la Justice où évidemment Pierre nous a fait travaillé! Bien sûr certains montent déjà cette côte mais la technique n’est pas toujours des plus efficaces, alors voilà qu’on apprend à serrer les coudes tout en se penchant en avant. Et hop, ça monte déjà bien mieux car le guidon guidonne bien moins justement! L’énergie passe donc directement dans la roue motrice. Pour corser l’affaire pendant que certains essayaient de grimper le plus loin possible, Pierre nous invite alors à démarrer en côte puis à tenter la «danseuse plaquée» (parfois les danseuses sont plus simplement larguées) : un style tout en élégance consistant à se plaquer menton contre le guidon et lever les fesses pour pédaler en danseuse. Mais quel charme fou! Par contre, ça grimpe vraiment bien ce foutu truc. Finalement, Dany et Fifi ont vaincu la côté infernale, et plus rien ne leur résistera à l’avenir. Fifi est prêt pour la «Bob le magnifique» (il paraît même que le fils de Lætitia l’a grimpé).

La séquence suivante était de travailler les virages en dévers. Voilà que Pierre décide de nous préparer un joli travail de type grands virages en descente pour serpenter entre les arbres et dans les feuilles. Le type même de revêtement qui nous paraît hautement improbable en matière d’adhérence… Mais les détails techniques de l’affaire sont convainquants : pied extérieur en appui sur la pédale extérieure en position basse et vélo penché vers l’intérieur avec la selle à l’extérieur de la cuisse intérieure au virage (exercice : remets les mots dans l’ordre). Le genre de position que l’on admire sur les vidéos disponibles sur l’internet : une sorte de virage coupé mais en vélo. Et bien, ce n’est pas évident mais en tous cas ça marche! Lorsqu’on prend bien l’angle et assez de vitesse le pneu accroche de façon très surprenante! Bon avant d’enchaîner voilà que Philippe D.O. décide de faire une chute d’apparence anodine mais qui le conduisit à interrompre la séance, le pouce semblait cassé. À deux, avec Jean-Baptiste ils rejoignirent Rochefort afin que Lætitia (qui elle a un doigt de pied cassé – la famille toute cassée…) puisse le récupérer (on apprendra en fin de journée qu’il a donc été amputé jusqu’à l’épaule le pouce cassé, c’est bien embêtant surtout pour faire du stop… Espérons qu’il se remettre bien vite!). Une fois remonté sur la Justice, en danseuse plaquée s’il vous plaît, Jean-Baptiste découvrit le nouveau travail consistant à serpenter en enchaînant deux/trois beaux virages en dévers… Pfff, ça marchait pour certains et moins bien pour d’autres. Entre la vitesse trop importante, une latéralité trop dissymétrique, etc les tentatives étaient plus ou moins réussies. Mais l’exercice était vraiment bien…

Il a été appliqué ensuite directement sur le virage en dévers à vitesse élevée que d’habitude on négocie à peu près n’importe comment (et surtout n’importe comment). Et là, surprise ça marche du feu de Dieu… Au prochain BSA on devrait gagner ici dans les 2/3 secondes, plus celles grapillées à la montée on arrivera enfin à l’heure pour les saucisses!

Le dernier petit exercice consistait à tenter de franchir un tronc d’hauteur suffisante pour transformer n’importe quel pédalier en tronçonneuse… L’appréhension était grande et il y a eu quelques refus. Les deux qui s’en sortirent le mieux furent Lionel et Stéphane, ils entamèrent légèrement le tronc mais avec une certaine élégance et une réussite à les rendre fiers.

Dany avait, elle, préféré s’éloigner pour travailler des franchissement plus ordinaires.

Et nous voilà rentrés raccompagner Pierre à sa camionnette pour un petit débrief. Encore une fois, nous sommes partis bien contents avec le sentiment d’avoir appris des choses très utiles. On apprend à pédaler de façon instinctive et l’on croît maîtriser son vélo alors même que de nombreuses techniques sont mises régulièrement au jour à la fois de part l’évolution des machines et du sport. Ben oui tourner n’est pas nécessairement ni tourner le guidon ni pencher avec le vélo… Bref, une bonne séance bien utile.

Le petit groupe a ensuite repris le GR pour rentrer sur Saint-Arnoult…

Allez, un petit souvenir en vidéo!