Fait exceptionnel nous relatons ici une sortie off des membres du bureau réunis par le hasard de la météo, des perturbations induites et du chômage forcé de certains : donc Patrick, Martine, Philippe et Jean-Baptiste n’ont pu résister à la tentation de rouler dans la neige au rendez-vous improvisé du début d’après-midi. La tournée a débuté par le ramassage (presque scolaire) des explorateurs en herbe.

Les manœuvres pour descendre puis remonter vers les Meurgers ont été un poil délicates mais pas de casse ni bobo, par contre ce n’était pas le cas de quelques véhicules croisés et abandonnés ici et là. Les quelques passants croisés étaient assez étonnés de voir de doux dingues échappés à vélo. Le point de départ a finalement été devant chez Patrick pour filer à travers champs dans le bois de Saint-Benoît. Enfin, je dis «filer» mais il faut dire que sous la neige les vitesses fondent comme celle-ci sous le soleil, garder son équilibre et les pieds sur les pédales sont de rudes tâches:

Avec l’importante couche de neige présente, il faut dire que les pièges sont parfois complètement masqués tandis que d’autres juste cachés donc très surprenants. Quant au chemin, il fallait deviner sa trace! Bref la traversée n’a pas été très facile mais nous a servi de première leçon. Fifi lui a carrément abandonné l’idée de suivre le chemin et pris d’une folie toute agricole est passé directement à travers le champ se prenant pour un tracteur:

Malgré nos craintes, la température était très supportable et personne n’a eu froid. Bon nous étions bien couverts avec les couches d’isolants recommandés. L’entrée dans le bois n’a pas été difficile car la neige était de bonne épaisseur et immaculée donc uniformément dense. Par contre, la progression est assez ridicule, il faut pédaler à rythme assez soutenu mais sur tout petit développement et sans à-coup, alors l’adhérence vient assez naturellement. Bien entendu toute traversée de flaque d’eau provoque inévitablement la formation de glace sur le pneu et diminue très sérieusement l’adhérence. Pour la formation de glace sur les galets de dérailleur ou la transmission, rien à faire et les effets sont redoutables!

Pour ceux qui connaissent et apprécient la neige, c’est un vrai bonheur : on fait nos traces, le bruit de crissement si caractéristique des pas sur la neige est là mais en continu, et puis on a un sentiment assez proche d’une glisse de fond. C’est vraiment magique.

Une fois le Saint-Benoît traversé on a pris vers Clairefontaine et la maison de retraite. Deux d’entre nous (on ne dira pas qu’il s’agit de Jean-Baptiste et Martine) ont mis les pieds dans l’eau d’une flaque mal négociée et les pieds en furent mouillés mais pas refroidis pour autant. Sans doute l’énergie dépensée pour avancer y est-elle pour quelque chose, il faut dire qu’on sent très très bien les cuisses chauffer à bloc… L’effort est particulièrement intense et fonction de l’épaisseur de la neige (parfois à hauteur des chevilles, pieds sur les pédales).

Sur Clairefontaine, le soleil a pointé le petit bout de son nez et bien que la forêt, dans son ensemble, était déjà très belle, certains petits coins en étaient étincelants. Les étangs étaient partiellement gelés et recouvert d’une fine couche de neige, les canards y marchaient tranquillement (les poissons ne se sont pas montrés). Nous sommes ensuite rentrés par le chemin standard qui ramène sur les hauteurs de Saint-Arnoult. Bon il a fallu tenter les petites côtes et là, la fatigue ajoutée à la difficulté rendait le défi quasiment impossible à relever. Mais on a fait avec, parfois pieds à terre.

C’est la traversée du champ pour rentrer sur Saint-Arnoult qui a été un enfer. Il y avait eu des passages de piétons et la neige masquait le chemin très boueux et les ornières. De plus, les cales ne se calaient finalement plus du tout dans les pédales pleines de glace et les transmissions étaient partiellement gelées… La moindre faute de pilotage ne pardonnait rien et remonter sur le vélo pour se relancer avec un développement minuscule dans une neige abondante qui ralentit très sérieusement le mouvement est très très épuisant. Mais finalement, cela n’a pas réussi à gâcher notre joie de la journée!

Le bilan sportif est très difficile à apprécier car nous n’avons parcouru que 15km et peut-être 150D+ mais ça valait bien un bon 30km avec d’excellentes montées! J’avoue que je ne pensais même pas que nous ferions autant, j’espérais un 10km à tout casser. Chacun en a eu pour son compte et finalement pas de bobo, pas de chute, etc., que des sourires. À part, les portions en ville, il n’y a pas vraiment de danger particulier à rouler dans la neige. Mais les muscles souffrent vraiment.

Alors Madame météo, s’il te plaît, remets-nous ça quand tu veux! De préférence un Dimanche ?

Un petite vidéo de notre première tentative enneigée :

Note importante pour rajouter du plaisir au plaisir: comme nous, débrouillez-vous pour arriver à l’heure pour des crêpes préparées par d’autres (mille mercis mesdames).