Puisque je me suis trompé sur le prénom de Sébastien que j’ai encore appelé Stéphane dans le dernier rapport de sortie (ça m’était pourtant passé ces derniers temps), cette semaine j’ai décidé de me lâcher… Ça devrait vous apprendre à me faire des reproches!

La pluie est tombée sévèrement en fin de nuit ce qui nous a fait craindre une annulation de dernière minute, mais finalement le ciel bien que chargé, était clément au départ. Sur la ligne, il y avait 8 cyclistes : la fée Clochette, Kevin, Jacky, Melchior, Balthazar, Gontrand, Dylan et Donatien comme vous pouvez le voir sur les photos :

Comme prévu par mail nous avons donc tenté d’aller rendre visite à Héloïse qui courait le semi de Rambouillet. Nous sommes donc partis pour filer directement sur la cité présidentielle en montant par la Route du Saint-Benoît puis en filant presque directement sur l’Étang d’Or. Presque car nous avons bien tenté de passer par les bois, mais il y avait ici et là des balises dont nous n’avons pas pu déterminer le rôle (la chasse étant normalement terminée). Bref. À l’étang nous avons pris par la ville de Rambouillet pour passer sous le pont Hardy afin de rejoindre le parc.

Nous avons fait une petite halte dans le parc car nous avons un poil attendu Alizée et Malcom qui ont retrouvé un de leurs amis en passant. Nous en avons profité pour faire quelques photos, remise en état des véhicules et blagues pourries (sauf les miennes toujours d’excellente facture).

Charles ne sait pas lire les panneaux et ne sait pas où les vélos doivent aller…
Edgar pompe comme le professeur Shadoko

Dans le parc on a vu quelques coureurs retardataires et l’équipe d’organisation qui débalisait derrière la voiture balai. On a ensuite contourné le château par l’Ouest et repris les bois à partir de la route de Saint-Léger. Là c’était vraiment très très boueux, même si le Saint-Benoît nous avait déjà réservé de bonnes surprises! La route de la porte blanche était dans un état raisonnable car encailloutée mais la suite… Une alternance de flaques poisseuses et boue profonde et molle. Nous avons rejoint l’étang du Gruyer puis la vallée noire par le petit single qui monte creusé dans la pente et large comme le guidon! En haut, les nuages se sont faits menaçants et nous nous sommes couverts :

Quelques gouttes sont tombées et nous avons décidé de rentrer par un chemin relativement direct (en forêt tout est relatif – disait Albert Einstein). On a donc tiré direct vers la N10 que nous avons longée pour passer sous le pont et reprendre la forêt par les Étangs du Moulinet (pas de moulinet en vue) et de la Grenouillère (pas de grenouille non plus). Ce dernier était entièrement vidé (le réchauffement climatique est plus intense que prévu dans le coin). En reprenant le chemin pour rejoindre le Patis sur Rambouillet, nous avons croisé la course mais n’avons pas vu Albertine. Soit elle était en arrière (mais alors en très très mauvaise condition), soit en avant mais nos yeux perçants ne le sont pas assez pour la voir. On a repris par Vieille-Église et l’Étang de la Tour, puis la route du Pavillon pour rejoindre celle du Coin du Bois (la route goudronnée fermée).

C’est lors d’une pause, que Michel a détecté un problème sur l’un des axes de sa suspension… Malgré quelques tentatives il a été impossible de la resserrer. Pierre-Henri a donc décidé de rentrer par la route (il est arrivé à bon port puisqu’il a, une fois chez lui, prévenu par SMS Ragobert qui l’avait briefé sur ce point avant de le laisser partir. Le message laconique reçu était «je suis chez moi», comme il aurait pu dire «je suis ton père», «le mille-pattes fait des claquettes» ou «je suis chez toi»; le gars devait être sacrément bon en rédac’ au collège. Enfin, il est rentré vivant c’est l’essentiel.

Le ciel s’est alors auto-nettoyé et jusqu’à la fin nous avons roulé avec le soleil. Sur le Grand Veneur nous avons dit une petite prière en souvenir de la chute mémorable de Léontine la semaine dernière (laquelle s’était bien trempée jusqu’aux os).

À l’arrivée les cuisses piquaient un poil car nous avons bien roulé et malgré le peu de dénivelé nous avons bien forcé dans la boue, et comme disait mon grand-père (grand philosophe de comptoir) : «on est jamais sali que par la boue»; il avait raison le bougre!

Bilan : 42km/250D+.

PS : Apparemment demoiselle Ingrid a amélioré son temps de l’an dernier d’une minute : «Le sportif intelligent évite l’effort inutile» disait Amadou Diaw dans «La parole de Dieu est comme le riz au poisson».

PS2 : Achille a demandé à ce que l’on puisse commenter. Zyva, chela ouate!

  1. Anonyme says:

    Bravo pour ce compte rendu exhaustif, plein d’esprit et très bien rédigé ! Je suis impressionné par la qualité littéraire et la profondeur de vos investigations !
    Continuez ! Le prix Pulitzer n’est pas très loin.

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