When the night has come
And the land is dark
And the moon is the only light we'll see
No I won't be afraid
Oh, I won't be afraid
Just as long as you ride, ride with me

Y’avait cinq preux chevaliers à l’heure dite : ePatrice, Patrick Sébastien, Félix et Jean-Baptiste. Seuls quatre sont partis de Saint-Arnoult-en-Yvelines; Félix qui était en quête dans une lointaine contrée a rejoint seul le départ de l’aventure. Au départ de Saint-Arnoult, Stéphane qui errait par là a daigné s’arrêter pour nous souhaiter une bonne aventure. Le temps de charger la monture d’ePatrice et hop nous voilà d’un galop à Savigny-sur-Orge où nous avons récupéré nos plaques (746-750) :

Il ne faisait pas très froid et nous étions bien trop couverts. Dès les premiers mètres nous avons su que l’on aurait bien chaud. Le parcours a démarré par pas mal de bitume ainsi que quelques chemins serpentant en bord de l’Yvette afin de rejoindre Balizy-Gravigny puis Ballainvillers. Ce n’était toujours pas très boisé et nous avons évolué à travers quelques petits hameaux ou groupements de maisons pour rejoindre Saulx-les-Chartreux et le Hameau de Villiers. La traversée de certains champs s’est révélée très difficiles. Les chemins étaient glissants et très collants et le bruit de succion des pneus était impressionnant; mais dans les champs c’est devenu infernal. Les pneus étaient lisses de boue et chaque coup de pédale nous faisait ramasser un demi-kilo de boue qui se collait au cadre ou se redéposait sur les chaussures par gravité. La conduite était assez hasardeuse surtout dans les ornières; les plus profondes n’étant pas les plus embêtantes car dans celles-ci le vélo restait dedans. (Nous sommes passés du côté de Longjumeau où, m’a-t-on dit, Vincent nous aurait aperçus…) Bref, ça valait bien les côtes les plus dures…

kiki c’est ?

Nous n’étions plus très loin du ravitaillement mais les difficultés restaient à venir. Au ravitaillement nous avons eu droit à un accueil bien sympathique où certains s’étaient déguisés en personnel soignant (docteurs, infirmiers, etc) et se proposaient de distiller du Performax 500 (un truc qui a goût de Rhum). Nous avons eu droit à un petit vin chaud et quelques denrées solides.

En effet, cette première partie était essentiellement à plat, et nous nous demandions où pouvaient être les 500D+ annoncés. Tout était dans les bois sur les hauteurs de Villejust où nous avons tourné un bon moment. Ca grimpait dans les bois dans des chemins parfois caillouteux, lesquels cailloux étaient masqués par des feuilles. Une patinoire mais en pente quoi. Une fois sur les hauteurs nous nous sommes coupés en deux : Patrick et ePatrice d’un côté pour faire le chemin standard et les trois autres sur toutes les petites boucles supplémentaires annoncées techniques. Effectivement, dans ces conditions c’était bien technique : de belles descentes en single dans la boue et des remontées dans les cailloux et feuilles avec de bons coup-de-cul. Sur les hauteurs on a pu apercevoir toute la vallée et la lumière des villes, c’était très beau. Sur le retour, le brouillard commençait à tomber ainsi que le froid et l’humidité qui l’accompagne habituellement. Le retour s’est fait en grande partie à l’envers.

À l’arrivée, nous avons pu profiter du petit banquet : soupe à l’oignon (très bonne), quelques sandwichs à volonté et des crêpes (très bonnes aussi). Patrick et Jean-Baptiste avaient faim et on laissé les trois autres faire la queue pour laver leurs vélos :

Bien entendu personne n’avait lu le règlement qui stipule que les membres du club «[…] se doivent de prendre soin des bicyclettes des membres du bureau […]» (article 1er). Patrick et Jean-Baptiste ont donc été obligés, après le repas de s’occuper de leurs.

Mais on a eu quelques moments de partage :

Au final 32km 470D+ et de bons souvenirs. Il semble que Félix et ePatrice aient apprécié cette nouvelle expérience à deux roues…