Bon, vacances obligent, les sorties furent éclatées et je ne sais même pas qui a réussi à rouler sur Saint-Arnoult armé de son VTT. Par contre, une équipée sauvage a décidé de fondre sur Sougé (Loir et Cher) pour aller faire la «Rotte aux Ânes» à Sougé : Stéphane, Martine, Béatrice, Jean-Michel, Lionel et Jean-Baptiste se sont donné rendez-vous à 6h00 (je passe sur les détails du guidage de Béatrice pour amener le véhicule jusqu’à la bonne adresse). Tout le monde était déjà bien heureux. Après avoir attaché les derniers vélos :

Nous voilà partis pour 1h45 de voiture, une heure d’autoroute et 45 minutes dans la campagne Sarthoise, vallonnée, verdoyante, magnifique, toute jaune de colza :

Le temps semblait couvert à cette heure matinale mais cela changera bien rapidement durant la mâtinée. D’abord déballage des vélos, quelques blagues foireuses, etc :

Trois équipes se sont constituées : un 35km avec Béatrice et Martine, un 45km avec les gars Jean-Michel et Stéphane, et un 60km avec les gars Lionel et Jean-Baptiste. On a d’abord roulé ensemble sur 2/3 kilomètres et puis les groupes sont partis chacun à leur rythme. Je rapporterais principalement les aventures du groupe 60km. Nous sommes partis sur un bon train que nous avons conservé quasiment jusqu’à la fin. Lionel était frais comme un gardon, pour ma part le coaching de la veille de Philippe et Christine n’a pas si bien marché; je vous déconseille le menu accras, merguez, saucisse, salade piémontaise, kougloff, rhum et lambrusco rosé le tout sous le soleil. Non pas dans l’absolu, ce serait plutôt le contraire, mais la veille d’un grand circuit avec un petit jeune en pleine forme, ça ne marche pas si bien (mais je vous aime bien mes coachs/diététiciens). J’ai donc souffert la première heure. Mais le paysage et le parcours étaient vraiment très beaux, variés, technique, tout ce qu’il faut! Certes la traversée des champs avec herbes, terrain collant et traces de tracteurs n’est pas du meilleur effet pour les gambettes, mais pour le plaisir c’est nickel!

Après deux heures et 30km, voici le second ravito alors que la chaleur s’était très sérieusement élevée et que ça devenait vraiment dur à supporter :

Certains restaient sous les arbres, on a fait fissa comme sur le premier alors que nous avions déjà pas mal grimpé (je crois déjà environ 500D+) avec des parties bien cassantes en particulier un ruisseau à sec en montée : un truc d’une technicité rare. Le fond est rocailleux, ça serpente n’importe comment, ça grimpe et ça glisse, sans oublier les arbres tombés, etc. Bref le vélo fait seul son chemin comme il l’entends et le cavalier n’est que balloté en tous sens. Seul Lionel a quasiment tout monté, mais il y avait des trucs impossibles! À partir du 30km, beaucoup de champs et sous-bois avec une descente de ruisseau à sec mais pire que celui qu’il fallait monter! Pas de repos pour l’organisme et des efforts violents pour rester sur la bécane qui se refusait à rouler droit, j’ai cru que le vélo allait se disloquer! À partir de là, nous n’avons plus vu personne, sauf quelques perdus car une erreur de fléchage fatale à certains les ont amenés sur le 60km (on reviendra sur ce point)! Le ravito suivant était au 45km, je crois que j’ai bu un litre de breuvage sucré! Il faisait encore chaud mais un petit vent aidait à bien évacuer la chaleur (à condition de ne pas s’arrêter – température sous le casque de 100° au moins – les neurones fondaient). Nous avons ensuite filé à travers champs encore pour manger les deux dernières côtés annoncées… Ouais, ils ne savent pas trop compter dans le coin! La première faisait déjà bien mal mais arrivés sur Troô (prononcez «Tro» pour ne pas fâcher les locaux) situé sur un piton rocheux la soit-disant dernière côte était vraiment méchante, Lionel a grimpé comme un cabri d’un an et moi j’ai lâché l’affaire au début, mais j’ai terminé fièrement malgré l’épuisement général (grand pignon petit plateau mais le GPS accrochait encore ma progression). La descente se fit aussitôt mais surprise (ils sont joueurs dans le coin), arrivés en bas le fléchage nous ordonnait de remonter immédiatement; moi à pinces! Le courage m’avait lâché. En haut nous sommes arrivés au pied de la magnifique église, nous en avons profité pour nous tremper avec l’eau de la fontaine (ça fait un bien fou!).

Ensuite, hé hé hé, descente puis remontée, histoire de rigoler, moi à pinces! Le courage n’était pas revenu. Ensuite, petit tour le long du piton pour profiter d’une incroyable vue. Vraiment à voir!

Bon y’avait bien quelques marches à descendre, un single bien technique mais cela s’est fait. Une fois en bas, il restait une dizaine de kilomètres à parcourir dans les champs pour revenir à Sougé.

L’équipe d’organisation nous attendait, ils avaient repéré les grands parcours… Bref quelques acclamations. Notre total : 60km et 950D+.

Et là nous apprenons que nous sommes presque les premiers! Seul Stéphane qui victime de crampes avait coupé par le 35km était là depuis 1h30 environ. Il s’inquiétait un peu surtout qu’il n’y avait pas signe ni de Jean-Michel ni de Martine et Béatrice. Stéphane est parti avec un organisateur chercher Jean-Michel au 55km environ. Il avait été victime du fléchage. Puis nous comprenons/apprenons que les filles ne sont pas là et qu’elles roulaient encore! Un petit coup de fil nous apprend qu’une autre équipe de l’organisation est partie les chercher pour les récupérer au 50km environ! Idem, elles ont été victime de la signalisation! Le plus drôle est qu’elles se sont fait ramasser par le croque-mort du coin avec son pickup rutilant (un piège à filles), mais elles étaient bien contente de leur performance! Béatrice : « ça fait longtemps que je n’avais pas roulé comme ça ».

Nous avons passé un bon bout de temps à rigoler avec les organisateurs bien sympathiques. Et franchement, nous ne pouvons que les remercier pour l’organisation de cette sortie vraiment bien et de leur accueil si chaleureux (plus les rillettes du Mans, le kir, etc) :