C’est pas pour les Loozeurs.

Cette année le club a décidé de se déplacer en Lozère pour le week-end prolongé de l’Ascension. Nous avons jeté notre dévolu sur le camping Le Galier à Saint-Alban-sur-Limagnole.

De nombreux membres du club s’y sont donc retrouvés. Patrick (not’ bon président), Lionel (not’ champion) et Jean-Baptiste (vot’ gardien du trésor) avaient réussi à grapiller des jours afin d’y aller en avance pour faire de la reconnaissance et autres…

Préliminaire poétique

Paul Éluard a séjourné en Lozère durant la guerre pour fuir la chasse aux résistants et, il écrira ce joli poème qui raconte Saint-Alban où il se cachera durant une année :

L'eau dans les prés de la montagne
Continue à nos pieds de chanter mollement
Il fait frais le soir tombe et nous réunissons
Nos yeux sur le chemin que nous savons par cœur

Nos jeunes amis nous attendent
Il fait bon vivre à la campagne
Nos feuilles vont regagner l'arbre
Notre herbe retrouver la nuit de sa croissance

Ce soir il y aura des rires quelques larmes
S'y mêleront l'amour baptisera la nuit
De noms nouveaux à la couleur de nos corps nus
Rose mettra son bonnet rouge

Blanche perdra son bonnet noir.

Samedi (day -5 — D-Day 1)

La triplette infernale est donc partie le Samedi matin avec quelques vélos et la remorque pleine. La météo n’était pas bonne et les prévisions pas meilleures mais la joie était palpable, bien que nous ayons craint sérieusement que la semaine n’en soit compliquée.

On the road again…

Après environ 5 heures d’autoroute et quelques minutes de départementale, nous voilà arrivés au camping où l’accueil fût très sympathique et chaleureux. Nous étions parmi les premiers de la saison et en ce samedi les seuls à faire une entrée. Une fois l’installation effectuée, les courses faites à Saint-Chély-d’Apcher, avec une visite au vélociste du coin et celle touristique d’un bistrot où le téléphone du président a été baptisé à la bière, la journée étant trop sérieusement entamée pour songer pédaler notre grupetto s’est résigné à rechercher un restaurant. Finalement celui trouvé s’est révélé bien trop ordinaire pour laisser un souvenir intéressant même si la vue sur la Margeride était magnifique et promettait de belles randonnées. Hop, retour et dodo.

Dimanche (day -4)

Ce n’est pas un petit repas minable qui allait nous empêcher de pédaler, ni même le froid saisissant du matin; à peine quelques degrés. Ce jour-là nous avons choisi de pédaler sur Saint-Chély-d’Apcher qui accueille une base FFC-VTT. On a donc pris la voiture pour rejoindre le départ du circuit n°5 qui nous a paru parfait pour tester le coin. Avec un kilométrage indiqué de 37km et un niveau déclaré «difficile», il ne pouvait que nous tenter.

Il faisait frisquet au départ et le ciel était bien couvert. La montée du départ nous a immédiatement réchauffés et puis la beauté des chemins et des paysages nous a immédiatement saisis. Des monts à perte de vue autour d’un plateau pas mal bosselé. Ah, il faut vous dire que l’altitude du coin c’est environ 900m en bas et 1500m au sommet, mais plutôt 1300 en moyenne. Donc de quoi monter et en plus un poil de déficit en oxygène par rapport à notre quotidien. Il a donc fallu s’accoutumer et tenter de ne pas faire trop monter le cardio; bref de nouveaux rythmes à trouver. Sinon les difficultés des côtes étaient bien gérables, à notre grande fierté… Le tour consistait à rejoindre un champ d’éoliennes à environ 1300m d’altitude en passant par de magnifiques petits hameaux, pâtures diverses, etc. Les maisons sont très belles en granites taillées et parfois chargées belles de lauzes en toiture. Le parcours comprend de belles descentes et de bons coups-de-cul. Nous avons été gratifiés de quelques belles éclaircies qui nous promettaient d’encore plus belles vues à venir.

Nous avons ensuite décidé d’aller visiter Mende pour y boire un coup mais la ville n’était pas sortie de sa torpeur hivernale et nous sommes repartis secs après avoir fait le tour de la zone piétonnière. En rentrant, nous sommes passés voir le Lac de Charpal qui nous a paru être l’endroit parfait pour combiner pique-nique et vélo tranquille et sportif!

Perfs : 35km/720D+

Lundi (day -3)

Encore une fois, le froid du matin était sévère sans doute plus que la veille mais cela n’a pas entamé notre motivation. Le ciel chargé nous a contraint à choisir une solution avec une porte de sécurité. Nous avons donc décidé de tourner autour du camping afin de tester les petits parcours préparés sur carte en les combinant de sorte à en fabriquer un assez grand pour nos appétits d’aventure. Le départ était bien plus sévère que ce que nous avions imaginé même pour rejoindre Saint-Alban; nous avons immédiatement pensé que pour les moins aguerris une solution de rechange devait être construite au plus vite. Depuis Saint-Alban nous avons rejoint le hameau de Chassefeyre pour grimper sur Limbertès. Avant d’entamer la montée un local nous a confirmé le chemin en précisant que cela «montait dur». Bon sang, les Saint-Albanais ne sont pas menteurs! La route s’est élevée en se mutant en chemin grimpant très très sévèrement sur un bon kilomètre. Près de 20% tout le long avec des coups-de-cul vraiment piquants! Mais quel récompense une fois en haut! L’effort a été très violent mais la réussite est gratifiante! Une fois là-haut, chacun s’est débarrassé d’une couche car la chaleur corporelle était à son comble. Nous avons ensuite tourné sur le plateau autour du «Truc de las Esclapirousos» (ou Esclepiróusos), «Inclausos» et «Esclachos». «Truc» est le nom local qui désigne un mont. Par contre, ne demandez pas ce que signifie «Esclapirousos», «Esclachos» désignerait des marécages, et «Inclausos» peut-être des enclos. En descendant «Rochegude» et «Rochadous», le drame…

Patrick s’est lancé sur la pente et en sautant une bosse s’est mal réceptionné. La chute sévère l’a fait glisser sous le vélo comme les motards se couchent en chutant. La tête a rebondi en passant sur une racine… Bref, c’était pas beau à voir. Il est resté sonné quelques instants et on a vite compris qu’il s’était fait bien mal et que la sortie devait être écourtée au plus vite. À vrai dire, nous avons même pensé à appeler les secours, mais le bougre est costaud; nous avons tenté de faire un diagnostic improvisé afin de prendre la bonne décision (Patrick étant alors exclu de la partie vu son état sur le moment). Nous sommes finalement redescendus à pied après un long moment. Une fois arrivés au hameau de la Malige, il est remonté doucement sur sa monture pour rejoindre le camping à environ 5/6 km. Il ne s’est pas vraiment plaint, sans doute parce que les muscles étaient encore bien chauds, mais il n’était pas très sûr… Une fois au camping nous l’avons amené immédiatement aux urgences de Saint-Flour où il a été pris sans attente. Le sachant entre de bonnes mains, Lionel et moi avons été explorer la belle ville de Saint-Flour perchée sur un monticule. Après deux heures, le président est ressorti avec comme consigne de rester tranquille sous la surveillance de ses compères. Immédiatement, la décision de fêter ça au pub du coin a été prise avant même d’aller chercher les attelles nécessaires à son confort… Bière et sifflard, le minimum requis pour panser les blessures du corps et de l’esprit. Le voir ainsi n’a pas fait vraiment plaisir, mais l’indicible angoisse qui nous avait saisi tout l’après-midi étant partie, l’analyse médicale faite, la tension retombée, nous étions à nouveau galvanisés et la camaraderie a repris le dessus.

Croyez-nous la soirée a été tranquille…même si nous avons programmé une sortie restaurant pour le lendemain. Le repas a consisté en une simple truffade improvisée… Un bon «ciment» pour panser les plaies à l’intérieur de chacun.

Perfs : 22km/550D+

Mardi (day -2)

Le matin il faisait encore très très froid et le temps plus menaçant encore. Patrick était out alors Lionel et Jean-Baptiste sont partis pédaler seuls en prenant le FFC-VTT Saint-Chély n°8 (un «45km difficile»). Le départ est théoriquement sur Saint-Chély mais comme il passe juste à côté du camping sur le GR Tour de la Margeride, nous l’avons pris là. On a donc commencé par la partie la plus difficile du parcours! Une foutue montée, parfois très dure, parfois plus longue mais la première partie était encore à environ 20% de pente. Après de jolis détours dans des champs, des forêts de sapins, etc nous avons rejoint le petit et néanmoins très beau village d’Apcher d’où l’on a une superbe vue sur la Margeride alentour. Le parcours redescend ensuite sur Saint-Chély-d’Apcher et passe de l’autre côté pour rejoindre le sud vers le «fond de la Louve» et le «champs du Loup» où les deux compères ont traversé l’autoroute. Sans trop de difficultés, mais avec une bonne montée assez longue nous avons rejoint les Estrets. Là la pluie s’est mise à tomber, d’abord calmement puis à grosses gouttes glacées sur la remontée sur Chabannes Planes depuis la vallée de la Truyère. Foutue montée aussi qui brûlait les cuisses… Une fois en haut la pluie s’est alors calmée. Mais là encore, cette partie du parcours ayant été envisagée comme parcours à faire avec tout le groupe, nosu avons constaté sur place que c’était impossible à certains. Et la suite n’allait pas nous le démentir. Après un peu de roulage en direction du camping sur le GR, voilà qu’une descente d’enduro s’annonce : cailloux de toutes tailles, racines tout aussi variées, creux, rigoles, rochers, etc. Malgré cela, les leçons des formations reçues ont été très utiles car nous avons tout descendu, sauf le gros rocher de la fin. Votre serviteur a glissé sur une racine à faible vitesse et s’est légèrement blessé au coude. Au retour le chef avait préparé un bon repas de son seul bras valide.

Le soir nous avons donc été dans un restaurant dont les seules choses à savoir sont : que l’on est reçus vraiment sympathiquement et authentiquement, que l’on y mange gargantuesquement des plats traditionnels pas réputés pour leur légèreté le tout en quantité astronomique et en nombre important. Bon, disons aussi qu’on avait tenté le diable en prenant le menu le plus complet. L’autre chose à savoir est sa localisation, c’est l’Hôtel-Restaurant del Faou au Fau de Peyre. Vraiment, allez-y un jour… Vous avez encore un doute ? Cuisses de grenouilles ? Côte de bœuf ? Foie gras ? Ris de veau ? Réservez!

En fin de soirée, ce sont Hélène et Dany qui nous ont rejoint après leur propre périple de 5 heures en Dacia.

Perfs : 40km/800D+

Mercredi (Day-1)

Mercredi a été le jour de l’arrivée du gros de la troupe mais aussi d’un parcours solo pour Lionel qui a improvisé un mix avec les parcours FFC-VTT en mélangeant de bouts du 4, 7 et 8 de la base. Il s’est donc fabriqué son 50km/1000D+ tout seul. Il faisait bien bien froid le matin, il a même gelé mais le temps s’est levé et le soleil a enfin fait son œuvre. La journée s’est déroulée assez tranquillement au gré des arrivées des uns et des autres. Le tout parsemé de courses utilitaires et petites randonnées à pied pour visiter Saint-Alban, etc. Le premier grand repas a été celui du soir bien qu’il manquait encore deux familles, l’une est arrivée vers 23h30 et l’autre en pleine nuit.

Perfs : 50km/1000D+

Jeudi (Day 1)

Un grand soleil nous a cueillis au petit matin et certains ont même déjeuné dehors, quel bonheur! Petit thé, petit café ici, bonne confiture…

Dans la matinée nous sommes partis tous ensemble à l’assaut du GR 65 «le Compostelle» à l’envers. Nous avons croisés pas mal de randonneurs, il faut dire que le week-end de l’ascension démarrait et que le temps était au beau fixe. «L’Espérounade», «le Rouget» puis la montée vers «la Vernède». La montée était pentue et caillouteuse, on a parfois mis pied à terre. La descente vers «les Faux» (les Hêtres) en quittant le GR a été bien vite avalée et nous avons repris vers Limbertès puis la Malige sur une petite route sans véritable dénivelé. Petit arrêt pour penser à la chute de Patrick sur les hauteurs puis descente bien gérée par tous vers Chinchazes. Sur Monteils le groupe s’est alors coupé : les moins entraînés sont rentrés au camping par Saint-Alban et les autres on repris une boucle avec du dénivelé.

D’abord avec la bonne montée de «Chon Gron» qui monte de 80m sur moins d’un kilomètre avec le soleil qui tape un poil… Ensuite le long faux plat pour rejoindre Bergougnoux et rejoindre le «Ranc de l’Homme» depuis lequel nous avons plongé par la petite route vers les Estrets! À toute berzingue! Car la pente était propice au lâché de freins; attention toutefois à quelques virages serrés avec gravillons… Aux Estrets on a repris le chemin du circuit n°8 pour rentrer : la très jolie vallée de la Truyère, la monté vers Chabannes Planes et la descente enduro du GR. Avec divers exploits dont le franchissement du rocher dont on avait douté la première fois Lionel et moi. Une bonne sortie pour tout le monde! Chacun ayant fait son petit exploit…

Enfin le soir avec son grand repas de mets divers. Sébastien avait bien ramené des fûts de cervoise mais sans la tireuse! Il s’est donc dévoué pour aller chercher de nouveaux fûts adaptés à nos conditions matérielles. Il a aussi sorti un Jéroboam de vin qui nous a fait quelques repas. Ça a discuté de choses et d’autres et surtout de bêtises à faire rire à gorges déployées.

Perfs : 22km/400D+, 34km/720D+

Vendredi (Day 2)

Quel réveil cette fois avec la chaleur du matin… Encore des déjeuners au soleil à se déplier lentement sous les rayons rasants… Cette fois il fallait gérer la chaleur.

On a pris les voitures pour aller sur Saint-Chély (re)faire le n°5. D’autres ont décidé d’aller voir la fête médiévale du Malzieu-Ville, d’autres encore d’aller faire du cheval, etc.

Cette fois le n°5 était encore plus beau avec les maisons et les prairies fleuries toutes ensoleillées. Il faut dire que le coin est bien sauvage et que je n’en ai encore rien vraiment dit.

La nature est préservée et on ressent quelque chose de paisible et tranquille un peu partout, une atmosphère hors du temps et des tourments de la ville. D’abord les vaches. Assez nombreuses et variées en race, même si l’Aubrac règne en maître par ici, elles paissent tranquillement parmi les herbes hautes et grasses, les pissenlits, les boutons d’or, les jonquilles, les genêts… Vous dire qu’en conséquence les fromages et les viandes sont un délice est une trivialité. Ensuite le bocage est encore là avec des haies diverses. Il y a partout des parcelles de toutes formes et la plupart du temps encloses par des barbelés, ce qui rend difficile l’improvisation lors des parcours car en plus beaucoup de chemins ne sont que des culs-de-sac de plein champ. La forêt recouvre aussi une bonne partie du territoire, l’altitude et la situation faisant varier les essences : pins divers, sapins, hêtres, frênes… Chaque bosquet ou forêt a sa petite particularité : ici avec son tapis de myrtilliers, là avec de jolies herbes bien vertes, là-bas encore avec un parterre de fleurs. On en prend non seulement plein les yeux mais aussi plein les narines. Un pur régal des sens. Il y a partout quelque chose de revigorant, d’apaisant et revitalisant.

Le soir on a décidé d’aller tenter de se nourrir à la fête médiévale de Malzieu, une jolie ville dont le centre piétonnier a été bien préservé et restauré. Nous avons trouvé par hasard un restaurant qui a accepté nos 26 personnes et qui en plus nous a servi un repas très très honorable! Pas de détails, c’était encore de la boustifaille, des boissons et des discussions…

La tablée de l’enfer…

Perfs : 35km/720m

Samedi (Day 3)

Mais quel matin encore! Bleu, bleu, bleu… La chaleur annoncée nous a fait craindre encore des difficultés mais on y reviendra. Certains ont décidé d’aller visiter les Loups de la réserve du coin et d’autres d’aller pique-niquer au Lac de Charpal. Un petit coup de voiture (30mn) et hop nous voilà à 1300m autour d’une très jolie retenue d’eau potable à destination de la ville de Mende. Le lac est donc très protégé : interdiction formelle de se baigner, pêche très très règlementée, canotage motorisé interdit, etc. Il est entouré d’une belle et grande forêt dans laquelle sont tracés de nombreux chemins forestiers carrossables pour la plupart. Il existe un sympathique circuit de 8km qui en fait le tour, par endroit le circuit est aménagé de sorte que l’on circule sur une structure en bois au-dessus de la végétation afin de la préserver des passages piétons et vélo. C’est très beau encore, il y a des marécages, des prairies, des petites plages. Plus loin on trouve le sommet de la Margeride : le truc de Fortunio.

Le Lac du Charpal

Nous avons commencé par faire le tour du lac tous ensemble avec un succès mitigé puisque le parcours préparé rajoutait des boucles qui se sont révélées impraticables pour la plupart, néanmoins le tour était très agréable mais il faisait déjà bien chaud (les vipères étaient de sortie, on en a vu plusieurs traverser les chemins).

Ensuite nous avons pique-niqué à l’ombre du seul arbre d’une petite prairie : chips, jambon, œufs durs, etc. Bref un pique-nique super agréable.

Pour l’après-midi deux groupes se sont constitués. L’un mené par Sébastien qui a emmené les enfants faire un autre tour de lac, son improvisation les a conduit à faire plus long que prévu mais personne n’a vraiment râlé…

L’autre groupe «club» et sportif a hésité. Il y avait deux parcours à faire, un 35km/800D+ et un 51km/1100D+. L’après-midi étant déjà bien entamé il semblait difficile de faire et l’un et l’autre surtout que la chaleur était presque écrasante. Le «51» était un huit dont l’une des boucles constituait le «35», on a donc décidé de faire la plus petite boucle qui montait sur le «truc de Fortunio». Ça commençait évidemment par une bonne montée vers le truc à 1550m, elle n’était pas trop pentue mais longue et sous le soleil. De plus, nous étions en pleine digestion! Pfiou, le départ a été dur! Là-haut le truc est plutôt pelé avec des belles efflorescences rocheuses. Le truc est surmonté d’une gigantesque antenne de communication qui arrose toute la région. On avait un débit 4G de ouf’! Il y avait un table d’orientation où l’on pouvait apercevoir la Margeride sur 360°. Nous sommes restés un petit moment avant de redescendre.

Enfin, redescendre n’est pas le mot car effectivement on commence par descendre mais pour remonter à diverses reprises, parfois dans des prairies sauvages, parfois dans des sous-bois humides mais parfois sur des chemins à découvert avec le soleil brûlant! Il y avait de la chaleur accumulée sous les casques. Mais la ballade vaut vraiment le coup! Au retour, Lionel s’est rendu compte qu’il avait oublié ses lunettes à la table d’orientation, son équipe de voituriers est donc retournée voir mais sans succès.

Le soir grand repas pour finir tout ce qui traînait y compris les bouteilles… Ça rigolait partout dans le camping qui s’était bien rempli depuis le mercredi, nous n’étions donc pas les seuls à festoyer. Fiphi «Mojitor» s’est collé à la confection sur mesure de délicieux Mojitos… D’autres ont tenté le Prosecco mélangé à du Campari ou un truc du genre. Mumu nous a servi un bourguignon qu’elle avait préparé que nous avons agrémenté de riz et de salades diverses dont un taboulé. Au dessert, afin de rajouter aux raisins des boissons au moins quatre autres fruits et légumes recommandés par les autorités de santé, il y a eu battle de salade de fruits et salade d’oranges; hummm c’était bien rafraichissant! Nous avons fait la fortune d’une rhumerie dont nous tairons le nom afin de ne pas inciter la jeunesse à la débauche.

Perfs : 8-9km/100m, 15km/420D+

Dimanche (Day 4)

Encore une belle journée ensoleillée, il était même prévue qu’elle soit la plus chaude! Le petit déjeuner était teinté d’un poil de nostalgie dissimulée. Nous étions au jour du départ et chacun serait sans doute bien resté encore un peu. Le voyage du retour étant un poil long la plupart a décidé de rentrer tranquillement. La mâtinée a alors consisté à ranger mollement les affaires dans les voitures et nettoyer les mobil-homes sans grande conviction. Les départs se sont étalés de 10h à 11h30 environ. Sont restés Béatrice et Jean-Michel, Dany, Hélène B. et moi-même. Nous avions initialiement prévu d’aller marcher ou pédaler. Finalement nous avons été marcher à partir de Saint-Alban vers une cascade indiquée sur la carte. Il faisait bien bien chaud. La cascade de Franquet est très jolie.

Elle dégringole d’un truc et coule pour se perdre dans les champs. Notre petite randonnée de clôture fût bien sympathique, et il est bien plus facile de converser à pied qu’à vélo… Quelques dernières salutations et nous nous sommes quittés.

Nos exploits «vivants»

Lundi

Nous, sauf deux chanceux (j’omets l’éclopé), avons repris le travail j’espère plein d’énergie et avec un peu le cœur serré.

Le bureau du club vous souhaite une bonne continuation et… à l’année prochaine pour un autre séjour ?

Sinon vous pensez que l’on ne peut pas croiser la bête du Gévaudan ? Et ça c’est du poulet ?

La bête sur le clocher de l’Église de Saint-Alban-sur-Limagnole

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