La déprime, ce matin… Réveillés par le tonnerre qui gronde et la pluie qui tombe à 6h30, les deux compères eurent vite fait le moral à zéro. Bien au chaud dans leur lit ils attendirent l’heure officielle du lever de drapeau. La situation au lever n’était pas terrible, une grosse pluie comme celle prise sur leur dos la veille durant la tentative de rando tombait sans discontinuer et le ciel était bien chargé.

Au lever

Ils essayèrent tant bien que mal de trouver des alternatives mais le temps annoncé 100km à la ronde était du même acabit. Une lueur d’espoir est née lorsque la météo annonçât une accalmie pour 10h, ils décidèrent aussi sec de se lancer dans une aventure à partir du camping!

À 9h30

Ils fomentèrent le projet d’atteindre le col de l’Escrinet à 800m d’altitude par les crêtes. Au programme, grosso-modo une longue montée sans répit depuis le camping à 150m puis une longue descente. Bien leur en a pris, même si cela s’est révélé très très sportif. En effet, il s’agissait de suivre grossièrement le PR local mais celui-ci, comme les autres, est étudié pour la randonnée pédestre et cela fait toute la différence par ici. Bref, la première heure a consisté à grimper à peu près sur le vélo une côte sans discontinuer de 10-15% avec cailloux, marches, arbustes divers, bêtes sauvages, êtres presque humains hostiles, etc.

Mario

Pipo

À gauche ou à droite

Il ne faisait pas trop chaud, même si le soleil était bien là; des nuages passaient pour rafraîchir les crânes. Le paysage sur la crête était grandiose.

Il a fallu, surtout en approchant du col de Valaurie, qu’ils effectuent pas mal de portage difficiles, longs, en montée et en descente. Mais quel bonheur! Au col il leur fallu se résigner à faire demi-tour, les orages n’étaient pas bien loin et ils ne voulaient pas recommencer l’aventure de la veille. Le retour commençait sur le bitume et bizarrement même en montée c’était facile! La descente : à fond sur la petite route qui serpentait en descendant sur Saint-Laurent-sous-Coiron. Là un peu de repos pour admirer le paysage et prendre la partie terminale du retour. Ils hésitèrent plusieurs fois car le PR était bien caché mais ce n’était pas pour le regretter.

Même si la descente vers la rivière Louyre s’est faite à pied, le lieu était magique!

La première partie de la remontée sur l’autre versant était tout aussi sportive : à pied pour environ 80m de D+. La suite a pu s’effectuer à vélo même si la descente sur le camping a été bien sportive! Pipo s’est cassé la figure en passant par-dessus sa monture; mais plus de peur que de mal malgré les pierres aux bords bien coupants.

Un œil aguerri verra voiture et chalet (piscine encore plus dur).

Le bilan : 27km pour 960D+ et des souvenirs plein la tête (et encore une chambre crevée). Ah, notez que ni le kilométrage, ni la durée ne compte ici, seul le dénivelé; c’est la montagne!