Aujourd’hui nous avons tenté de monter en altitude afin de faire le papillon du col de la fayolle. Bon, comme nous devions passer acheter de nouvelles chaussures vu qu’elles n’avaient pas supporté  la sortie de la veille, nous avons atteint le point de départ vers 11h00/11h30. Il faisait assez beau, pas trop chaud en tous cas. Et nous voilà partis. Chemins bien sympathiques dans un décor de moyenne montagne, avec toujours des dénivelés importants mais cette fois plus roulants. Alors que nous avions parcouru environ 6km, voilà que le ciel se fait menaçant et le ciel sérieusement gris tirant sur le noir. Quelques gouttes se mirent à tomber tandis que nous continuions. Puis les éclairs grondèrent un peu partout et la pluie est tombée drue, comme vache qui pisse! Lionel, prévoyant avait emmené une veste de pluie et moi je n’avais que mon petit T-shirt technique manches courtes! Planqués sous les arbres nous avons fini par être trempés et à demi-congelés (la pluie de montagne n’est pas chaude!). Nous avons alors pris la décision de rejoindre une maison que nous avions aperçu quelques 500m auparavant. C’était un petit village bien caché, mais qui semblait vide. Fort heureusement, il y avait un grange sous laquelle nous avons attendu un moment. Évidemment, la civilisation avait atteint le bourg, mais celle du 20ième siècle seulement, donc un peu de GPRS (ça faisait longtemps que je n’avais pas vu le signal). Donc, pas d’Internet, et la géolocalisation si elle fonctionnait c’était sur un fond de carte vide! Une toute petit rémission, nous a laissé la chance d’explorer (sous une pluie fine) le mini-bourg. Un homme nous a proposé de rentrer sous son auvent, qui était en fait une sorte de petit revendeur de produits locaux (ça veut dire du bourg). Il nous a offert un café et nous voilà partis à discuter. Lui nous expliquant qu’il y était né et que sa famille y habite depuis environ Louis XI! Nous lui expliquant ce qu’on faisait dans le coin, etc. Je ne sais pas vraiment combien de temps nous sommes restés mais nous étions tous heureux de cette compagnie. Nous l’avons quitté alors que des marcheurs détrempés venaient lui rendre visite! Nous l’avons quitté en lui souhaitant de conserver la santé aussi longtemps que possible, il nous a avoué avoir 85 ans, mais bon pied bon œil! Bref, nous avons suivi son conseil et sommes rentrés par la route pour rejoindre la voiture alors qu’une éclaircie avait fait son apparition. Nous avons pu remonter en séchant! Chouette car notre crainte était de prendre vraiment froid, nous étions à moitié transis. Donc au compteur seulement 15km et 400D+ (soit environ le 1/3 de ce qui était prévu) mais une rencontre qui ne se mesure pas. Ah, j’oubliais, le bourg perdu c’est Blaizac, je vous laisse trouver…