Saint-Arnoult (by Seb – auteur de niveau «expert intergalactique»)

Quand homme blanc coupe du bois, hiver très très froid!
Quand Dany est en tenue d’été, on va quand même se les peler!
Ce sont donc 7 VTTistes, apeurés par la sortie de Beynes, (ou par le réveil matinal que cela impliquait), qui se sont retrouvés devant le cinéma :
Sophie, Dany, Hélène, Cécile, Sylvain, Ludovic, et Seb.
Ce dernier (le cinéma, pas moi bien sûr…) étant fermé, et chacun étant venu en vélo, il nous restait donc le choix entre la messe et une petite ballade revigorante.
Le ciel était très dégagé, mais il faisait bien froid, en tout cas bien plus que lors des dernières sorties…
Dany, en éternelle optimiste qui arborait un short léger et un coupe vent de l’épaisseur d’une feuille de cigarette, nous supplia d’aller rouler.
Nous sommes donc partis tous ensemble, direction Sonchamp en partant du chemin de Gallardon.
Une portion roulante, qui a permis à chacun de rouler à son rythme, et à Sophie et Sylvain de découvrir et de jalouser immédiatement les propriétaires de la maison au bord des étangs de la Rémarde. La luminosité était superbe et l’environnement très calme.
Arrivés près de Sonchamp, nous avons récupéré Dany qui telle qu’une couleuvre, nous attendait sur la seule portion éclairée par le soleil, le visage détendu par cette chaleur matinale.
Après avoir serpenté dans Sonchamp, nous avons décidé de partir pour admirer les glacières près du chateau de Pinceloup, dont les abords avaient été d’après Ludovic  récemment dégagés par des étrangers bénévoles.
Renseignements pris, car ce n’est pas mon style de rédiger des informations exagérées ou inexactes, il y a bien eu des pakistanais , turques, slovaques, etc. dont certains mineurs, qui sont venus faire des travaux de restauration.
Visiblement, le boulot n’a pas été fini, ce qui a semblé décevoir Cécile, qui est paradoxalement la première à acheter de l’électroménager chez Darty, cautionnant ainsi la concurrence déloyale que font Samsung, Siemens et autre Frigidaire à cette technologie ancestrale.

Cécile cherchant l’ouverture de la porte de la glacière

Après un petit selfie de congelés (j’ai un doute sur l’orthographe) :
nous avons continué vers l’étang d’or, en nous arrêtant au paysage admirer quelques cerfs dans l’espace Rambouillet. Aucun brame, ni signe d’intimidation ou d’agressivité de leur part, et j’imagine que le faisan de la semaine passé les avait prévenu de se tenir à carreau avec les VTTistes.
Après avoir rejoint l’étang
nous avons continué un peu pour longer l’hippodrome, puis sommes revenu sur nos traces, interrompu 10 min par un défilé de voitures anciennes, allant de la Citroen Visa bordeaux délavée à l’Aston Martin étincelante, en passant par Ford Mustang et autres Panhard.
Il était alors temps pour les filles d’aller préparer à manger pour leur hommes  (l’avantage d’un article , c’est que personne ne peut faire part de sa désapprobation, donc je dis ce que veux), et nous avons continué avec Sylvain et Ludovic en faisant un détour par Clairefontaine, puis direction le Chêne du Pendu , Route aux cerfs, etc.
Si vous voulez en savoir plus, la trace est sur Strava car je ne vais pas m’amuser non plus à lister tous les coins ou nous sommes passés, d’autant que je n’en connait pas la moitié.
Au final, environ 28 km et 150 m de dénivelé pour les filles et 38km avec 250 m de dénivelé pour les gars.
Une très belle journée, une luminosité magnifique, un groupe convivial, et un repas chaud à l’arrivée, merci les filles !

Beynes (by JB)

Bon, les 6 peureux qui n’ont pas osé faire la sortie de Saint-Arnoult sans doute trop dure pour eux étaient : Jean-Michel et Béatrice, Martine et Lionel, Stéphane et Jean-Baptiste. Il était environ 7h15 quand nous sommes partis par un très grand froid, au centre-ville il y avait du givre sur les voitures, mais sur les hauteurs non; le vent avait dû faire son choix. Bref, il faisait environ 5°C, au fur et à mesure de notre transport la lumière apparaissait vaguement tandis que le brouillard tombait avec le froid. Vers Beynes, on ne voyait qu’à 20m environ et le thermomètre du véhicule de Lionel indiquait 1°C. Brrrrr. Mon rapport Garmin m’a indiqué -2°C comme température minimale durant la rando.

Si le couillon d’en face met ses codes on le voit, sinon probablement non

C’est tout de même assez beau ce brouillard

Une fois sur place il a fallu enlever les couches de protection. JB, encore moins prévoyant que Dany  n’avait que son pull par dessus sa tenue d’été pour lutter contre le froid! Martine et Béatrice se sont engagées sur le 47km et le reste sur le 54km. Le froid a vraiment fait très très mal, surtout dans les descentes, le peu de chaleur accumulée sur une montée disparaissait instantanément avec ses conséquences : torses tremblant, doigts congelés au contact du métal, doigts de pieds (tiens on se les rappelle à ce moment-là)…

Le paysage sous le brouillard était vraiment beau, le soleil faisait un joli rond lumineux à l’horizon et puis une certaine atmosphère de mystère recouvrait le parcours. Heureusement, les choses changèrent petit à petit… Sur les hauteurs nous dominions le brouillard et la lumière nous chauffait

Lionel et Jean-Michel sont partis à leur rythme tandis que Stéphane et JB au leur. Devinez qui était en tête ? La bonne réponse se verra offrir un Jambon. Le premier ravito fût le bien venu et nous en avons profité pour enlever la couche de trop (enfin nous le croyions à ce moment là).

Mais c’était encore juste et nous avons alors encore frissonné. Le parcours n’était pas très difficile, les montées étaient un peu longues mais pas difficiles. Sur Pontchartrain nous sommes alors tombés sur les 4 : Béatrice avait cassé sa transmission et Jean-Michel et Lionel se sont employés à tenter des choses qui finalement n’ont pas vraiment marché. Les deux inséparables sont donc rentrées par la route, nous n’étions à cet endroit qu’à 5km du parking. Les 4 sont alors repartis sur le même rythme (si vous devinez qui était devant, vous gagnez un Jambon). Là, le parcours nous a offert quelques montées vraiment piquantes, que nous avons tenté de grimpé comme nous pouvions. Certains nous ont résisté, d’autres non. Dans les bois, les organisateurs nous ont alors gratifié d’une descente très piégeuse : un park de DH avec des trucs de fou! J’ai vu Stéphane prendre son pied sur certaines portions tandis que sur d’autres nous avons tous pris sur le côté. C’était assez dangereux car les sauts (parfois >2m de dénivelé) n’était visibles qu’au dernier moment. Mais bon, nous sommes vivants! Vers la ravito 2, j’ai perdu Stéphane, j’avais un peu d’avance car il commençait à se plaindre de ses cuisses et j’ai vu le fléchage du ravito tandis que lui non. J’ai attendu un petit moment jusqu’à ce que l’on s’appelle alors qu’il avait pris 4km d’avance. J’ai donc décidé de le rejoindre fissa, lui m’attendait sagement mais s’est donc bien refroidi ce qu’il la pénalisé jusqu’à la fin sans doute. Sur la dernière portion, plus de fléchage! Un débalisage sévère avait eu lieu sur Plaisir, certains ont vraiment dû en prendre du plaisir dans cette opération. Des VTTistes perdus hagards et hurlant de peur, partant dans toutes les directions malgré mes indications; jusqu’à ce que la raison reprenne ses droits et que la petite troupe retrouve le chemin environ 2 kilomètres plus loin.

Bon les 4 premiers nous attendait déjà depuis un bon moment, mais sagement à griller au soleil de midi! Nous avons repris des forces à l’aide de hot-dogs et boissons diverses. Comme par hasard Martine et Béatrice avaient dû user de leurs charmes car elles ont toutes les deux gagné à la loterie : l’une un T-shirt Bike-and-Test et l’autre un porte-bidon.

Sur le retour, nous avons enfin repéré le nouveau siège social du club, en tant que Trésorier j’ai fait le chèque pour racheter le château des Mesnuls (vos cotisations augmenteront en conséquence) :

Au final : 53km et 1000D+ et environ 30km et 400D+ (devinez qui a fait quoi et vous gagnez un Jambon).

Finalement, le parcours était sportif mais moins difficile que par chez nous, le paysage lui-même est bien moins diversifié. C’était bien sympa, mais rien de particulier non plus.